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Publié le - Mise à jour le
Issue des travaux de recherche de l’Institut pour la Transformation et l’Innovation (ITI)[1], une synthèse de France Stratégie révèle les compétences socio-comportementales engagées dans les démarches de transformation et d’innovation. Publiée en mai 2022, elle met l’accent sur trois leviers à privilégier dans une triple perspective - individuelle, collective, et pour les organisations. Parmi ceux-ci : la formation, qui est aussi au cœur des enseignements du baromètre des soft skills 2022 de CSP DOCENDI[2]. Focus et regard transversal.
Le document de travail de France Stratégie s’ouvre par un constat désormais bien établi : les sociétés modernes doivent composer avec l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté. Le monde de l’entreprise n’est pas épargné, ce qui appelle des démarches de transformation fréquentes, voire continues, et des initiatives en faveur de l’innovation, comme l’intrapreneuriat. Pour relever ces défis, des compétences socio-comportementales – ou soft skills - se révèlent précieuses. Encore faut-il savoir lesquelles…
La publication de l’ITI et la synthèse de France Stratégie qui en résulte, ont donné lieu à six années de recherche et à l’analyse de trois-cent-soixante-quatre profils de managers. Vingt-cinq compétences socio-comportementales sont ici mises en lumière, relevant de cinq catégories :
La cartographie des corrélations entre soft skills et innovation permet de préciser celles qui apparaissent comme cruciales. Revenons sur ces sept compétences :
Cette synthèse de France Stratégie confirme que les soft skills sont désormais pleinement considérées pour leur apport essentiel aux entreprises. Elle entre en résonnance avec l’édition 2022 du baromètre annuel des soft skills de CSP DOCENDI : la crise sanitaire et l’évolution de l’organisation du travail – par le biais du recours au télétravail, notamment - ont renforcé la prise de conscience de leur importance. Ainsi, près de six répondants sur dix déclarent que l’identification et le développement de ces compétences sont une réalité dans leur organisation : + 8 point en un an. 92 % d’entre eux estiment par ailleurs que les soft skills peuvent être entraînées. Si les responsables formation sont les plus nombreux à avoir conscience de leur dimension stratégique, les responsables RH sont de plus en plus convaincus également : 57 % en 2021, contre 42 % un an plus tôt.
Les trois recommandations du rapport vont dans le même sens. D’abord, l’enjeu est de former et, plus globalement, d’accompagner chaque collaborateur dans la prise de conscience et la mobilisation de ses soft skills. Le deuxième axe d’intervention concerne le management : les auteurs conseillent de le soutenir dans l’intégration d’une diversité de profils au sein du collectif de travail. Une diversité de profils qui favorise l’intégration d’approches et de soft skills distinctes, qui se combinent et s’enrichissent mutuellement. Enfin, il s’agit de développer un contexte de travail et un environnement organisationnel concourant à leur développement. Trois volets complémentaires – formation, emploi, activité – dont la synergie permettra la mise en place d’une réelle culture soft skills.
[1] Ces travaux de recherche ont été menés par Brieuc du Roscoät, Romaric Servajean-Hilst, Sébastien Bauvet et Rémi Lallement. Ils ont donné lieu à la publication Les soft skills liées à l’innovation et à la transformation des organisations. Comment agir dans l’incertitude ? - en mars 2022. Le document de travail de France Stratégie les synthétise, dans le but de susciter le débat et de nourrir les réflexions.
[2] Cliquez sur le lien pour découvrir les principaux résultats de l’édition 2022 du baromètre des soft skills.