A l’échelle mondiale, le préjudice subi par les PME suite aux retards de paiements est estimé à quelque 3 000 milliards d’euros. État des lieux de la situation en France.
Toutes les trente-trois minutes, une entreprise française disparaît faute de trésorerie. Tel est le chiffre choc livré par Finexkap, plateforme de trésorerie des TPE et PME. Si la loi fixe par défaut le délai de paiement maximal à 30 jours suivant la réception des marchandises ou l’exécution de la prestation, le paiement avec délai négocié (clauses particulières figurant aux conditions de vente convenues entre les deux parties) peut amener l’acquittement du paiement jusqu’à 60 jours après l’émission de la facture. En 2017, selon les chiffres livrés par l’Observatoire des délais de paiements de la Banque de France (mars 2018), le retard moyen des paiements s’établissait à 11 jours. Un délai en repli de 2,6 jours par rapport à l’année précédente. Ces retards coûteraient près de 16 milliards d’euros de trésorerie par an aux petites et moyennes entreprises.
Une situation qui pénalise notamment les petites structures qui ne possèdent pas d’un niveau de trésorerie suffisant pour absorber les retards de paiements. Les clients qui s’acquittent de leurs règlements avec du retard se trouvent eux-aussi en mauvaise posture. Ainsi, le cabinet d’études économiques Altares estime qu’au-delà des 30 jours de retard, la probabilité de voir le client entrer en procédure collective est multiplié par 7.