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Publié le - Mise à jour le
Soft skill aujourd’hui reconnue dans le monde de l’entreprise, l’empathie a longtemps été négligée en tant que compétence indicatrice de performance chez les dirigeants. Il peut en effet sembler étonnant que « la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent »[1] - selon la définition du Larousse - ait un rôle au cœur de l’entreprise. Et pourtant…
La capacité de se connecter, de comprendre les besoins des autres, d’être conscient de leurs émotions, leurs pensées et leurs expériences, est essentielle à nos vies. Sur le plan personnel certes, mais aussi professionnel. Faire preuve d'empathie au travail implique une écoute sincère, de l’authenticité, du respect et de la bienveillance. Autant de caractéristiques qui demandent de ne pas être dans le jugement.
Les managers empathiques savent instaurer un lien de confiance (les collaborateurs se sentent entendus et compris), anticipent les besoins et mettent en place des solutions. La communication est aussi plus efficiente : les tensions sont désamorcées plus aisément, les non-dits ou les refus sont exprimés, sans blesser. Au final, le travail d’équipe, l’aspect qualitatif des relations et l’ambiance sont améliorés, la motivation accrue, et, par effet ricochet, a une influence sur la performance globale.
Notez que si l’empathie est bel et bien un des piliers de l'intelligence sociale, elle ne règle pas tout. Il est important de veiller à respecter les limites et déjouer les pièges : savoir garder la position juste en prenant le recul nécessaire, ne pas tomber dans l’identification, ni se laisser submerger par les émotions d’autrui. Par ailleurs, être empathique ne doit jamais servir à…manipuler.
[1] Définition du Larousse, URL : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/empathie/28880