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Publié le - Mise à jour le
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 (PLFSS) prévoit que l’administration fournisse aux employeurs, via la DSN, des informations telles que leurs taux AT-MP et leur effectif. Il est également question de leur délivrer un diagnostic de conformité des déclarations sociales. Et un organisme social pourrait, dans certains cas, se substituer au déclarant.
"Les taux AT-MP représentent aujourd’hui 15 % des anomalies détectées dans les DSN du début d’année". C’est sur ce constat que le gouvernement compte imposer que les taux accidents du travail-maladies professionnelles soient communiqués aux employeurs via la déclaration sociale nominative. Cette information est actuellement véhiculée par un mail du GIP-MDS en début d’année civile. Ce futur dispositif figure, dans son principe, dans
le PLFSS 2020 (article 10 modifiant l’article L 133-5-3 du code de la sécurité sociale, voir ci-dessous).
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Envoi d'informations aux employeurs via la DSN : ce que prévoit le PLFSS pour 2020 Article L 133-5-3 modifié du code de la sécurité sociale (extrait) |
Mais la volonté du gouvernement ne se limite pas à la fourniture, via la DSN, des taux AT-MP aux employeurs. L’exécutif souhaite utiliser ce canal - entrant - pour communiquer aussi leur effectif salarié, comme en témoigne
l’évaluation préalable du projet de loi. Et la liste des informations ainsi véhiculées pourrait s’élargir. Un décret en fixerait le contenu, comme le prévoit le futur article L.133-5-3 II ter du code de la sécurité sociale.
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L’exécutif veut aussi que les employeurs reçoivent un diagnostic de conformité de leurs déclarations sociales. Précisément, le futur article L.133-5-3-1 du code de la sécurité sociale (encadré ci-dessous) prévoit que "les déclarants sont informés des résultats des vérifications d’exhaustivité, de conformité et de cohérence réalisées par les organismes auxquels sont destinées les données déclarées". Ce dispositif destiné à apporter de la sécurité en matière de droit social aurait une sorte de contrepartie, celle de l’obligation, en cas d’anomalie, d’effectuer les corrections requises et, en cas de carence de l’employeur dans son obligation de correction, la possibilité, sous conditions, pour l’organisme concerné, de procéder lui-même à la correction. Bref, les organismes sociaux pourraient se substituer aux déclarants.
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Diagnostic de conformité sociale et correction d'anomalie : ce que prévoit le PLFSS pour 2020 Article L 133-5-3-1 du code de la sécurité sociale |
Ludovic Arbelet, actuEL-RH