CULTURE SOFT (saison 3) - Diversité & inclusion : les soft skills indispensables des entreprises inclusives (épisode 8)

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Après un épisode dédié au rôle des soft skills dans le développement des compétences[1], place à une thématique au cœur de l'actualité RH : la diversité & l'inclusion. Qu'est-ce qu'une politique diversité et inclusion et comment les soft skills peuvent-elles faciliter son déploiement ? Quid du manager inclusif ?

Diversité et inclusion : clés de voûte des entreprises performantes

Face aux attentes nouvelles des collaborateurs, de nombreuses entreprises s'engagent en faveur de la diversité et de l'inclusion. Mais pour en comprendre réellement les enjeux, revenons quelques instants sur les fondamentaux. La diversité consiste à compter, parmi les effectifs d'une organisation, des talents aux profils variés : sexes, cultures, religions, orientations sexuels, personnes en situation de handicap, etc. En d'autres termes, il s’agit de recruter des talents en se basant uniquement sur leurs compétences – techniques, comportementales et transversales – et sur leurs expériences professionnelles. L'inclusion, elle, consiste à créer un environnement de travail ouvert et équitable pour que chaque collaborateur, quel que soit son profil, développe un sentiment d’appartenance à l'entreprise. Et, éviter ainsi toutes discriminations.

En France, à peine 1 entreprise sur 2 a mis en place une politique de diversité et d'inclusion[2]. Pourtant, les bénéfices sont nombreux : engagement et fidélisation des talents, bien-être au travail, cohésion d'équipe, créativité, innovation, prise de décision, etc. Mais plus important encore, en laissant chaque collaborateur s'épanouir et contribuer aux projets de l'entreprise, cette dernière favorise leur productivité et leur performance.

Diversité & inclusion et soft skills : l'un ne va pas sans l'autre

Les soft skills jouent un rôle déterminant dans la mise en place d’une politique de diversité et d'inclusion, et ce dès la phase de recrutement. Prenons quelques exemples. Des soft skills telles que l'esprit critique, l'empathie ou encore l'intelligence émotionnelle permettent de limiter les risques de discriminations. Tout comme l'écoute active et la communication, des compétences essentielles pour apprendre à connaître l'autre, comprendre son vécu et ses besoins.

Les soft skills sont également nécessaires pour limiter les stéréotypes ou les biais inconscients que l'on pourrait avoir face à une personne « différente ». Les personnes en situation de handicap, par exemple, sont souvent en proie à des stéréotypes (moins productives, plus souvent absentes, etc). Si les entreprises ont un rôle évident de sensibilisation à jouer pour déconstruire ces préjugés, c'est avant tout un travail que chacun doit faire sur soi. Là encore, les soft skills sont de mise. La vigilance,  vis-à-vis de l’autre, de ce qu’il vit et ressent. Mais aussi l'équité, pour intégrer une personne selon ses besoins spécifiques, et en la considérant dans son unicité.

Le manager inclusif, garant de l'inclusion et de la diversité en entreprise

Un manager dit inclusif comprend que la force du collectif réside dans les singularités de chaque membre de son équipe. Il respecte donc les spécificités de chacun afin de nouer des relations individuelles basées sur la confiance. À partir des relations qu’il a tissées, il crée et développe une cohésion d’équipe forte. Et enfin, il est intransigeant sur les comportement non-respectueux, comme les moqueries ou les stéréotypes, par exemple.

Heureusement pour lui, il existe des signaux-faibles pour aider le manager à détecter les comportements allant à l'encontre de la politique d'inclusion. Premièrement, les signes de lassitude pour se former à la diversité et l'inclusion ou pour participer à des ateliers peuvent être une forme de désengagement du salarié. Des conflits entre collègues, s'ils sont liés à des différences générationnelles ou culturelles, doivent également alerter le manager. 

Toutefois, si le manager est au cœur de l'inclusion dans son équipe, il ne peut pas, à lui seul, garantir le succès de la politique diversité et inclusion. C'est un projet collectif, qui doit être porté par tous les acteurs, de la direction à l'ensemble des collaborateurs.

En résumé, une politique diversité et inclusion se construit, se partage, jusqu’à devenir un pilier « naturel » de la culture d’entreprise.
 

SPOIL : Dans cet épisode, on parle d'accepter l'autre dans son unicité. Un beau message pour accueillir comme il se doit notre nouvelle voix féminine… ;)

tealium