Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
Initiative, objectif, taux de satisfaction et financement : la Dares livre les premiers résultats de son enquête visant à mieux comprendre les usages du CPF. Améliorer leurs perspectives de carrière arrive en tête des objectifs cités par les personnes qui mobilisent leur CPF.
Deux millions de personnes ont mobilisé leur compte personnel de formation (CPF) en 2021 selon une récente enquête de la Dares visant à mieux comprendre les usages du CPF.
Les trois quarts des utilisateurs du CPF sont à l’initiative de leur inscription, le plus souvent sans accompagnement. Seules 6 % des formations ont été initiées par un démarchage.
8 formations sur 10 ont au moins un objectif professionnel, que ce soit pour améliorer ses perspectives de carrière, se reconvertir, être plus efficace dans son travail ou encore obtenir une certification. Ainsi, 35 % des personnes suivant une formation dans le cadre du CPF disent souhaiter améliorer leurs perspectives de carrière.
La Dares note également que pour beaucoup d'utilisateurs du CPF, les dimensions professionnelles et personnelles se mêlent. Plus d’une personne sur dix déclarant une finalité professionnelle sélectionne également l’objectif "se faire plaisir, socialiser".
17 % des formations CPF sont suivies par des personnes ne déclarant ni objectif professionnel ni finalité professionnelle. 31 % des formations à but non professionnel sont des formations en langue étrangère (contre 16 % pour l'ensemble des formations). 14 % sont des formations en bureautique (contre 9 %).
86 % des personnes ayant suivi une formation dans le cadre du CPF recommanderaient cette formation à un proche. Cette proportion est très élevée pour tous les types de formation. Elle est comprise entre 95 % pour les formations "obligatoires" préparant une certification inscrite au répertoire spécifique (RS) et 81 % pour les formations préparant une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
64 % des personnes ayant suivi une formation CPF déclarent avoir utilisé ce qu’elles ont appris pendant la formation, 19 % pensent l’utiliser plus tard. Seulement 5 % pensent ne pas utiliser ces compétences. Le permis de conduire B est, logiquement, la formation la plus utilisée.
Les formations suivies suite à un démarchage semblent être les moins utiles : seulement 39 % ont été mobilisées 8 à 9 mois après la fin de la formation.
Par ailleurs, "plus de la moitié des personnes ayant suivi une formation CPF déclarent avoir atteint au moins un de leurs objectifs". Parmi les objectifs atteints, on peut noter que 72 % des salariés estiment être "plus efficaces [dans] leur travail" suite à leur formation, 53 % se sont reconvertis, mais seulement 33 % ont augmenté leurs revenus.
8 % des personnes devant entrer en formation CPF en septembre 2022 ont payé une partie de leur formation. Le reste à charge est de 620 euros en moyenne, avec une médiane de 210 euros. Pour plus d’une personne sur deux, le reste à charge représente moins de 20 % du coût de la formation.
Les formations au permis de conduire (15 %) et les formations inscrites au RNCP (9 %) sont des formations dont les participants ont plus souvent payé un reste à charge que la moyenne. Les montants payés par le titulaire sont également plus élevés pour les formations inscrites au RNCP, qui sont généralement plus longues. À l’inverse, la bureautique, les logiciels PAO/CAO/DAO, les formations d’hygiène et de sécurité sont les formations ayant le moins souvent de reste à charge et les plus faibles montants abondés par l’utilisateur.
Interrogée après la fin de la formation, une personne sur cinq aurait été prête à payer l’ensemble des frais pédagogiques de sa formation si elle n’avait pas pu utiliser son CPF. Parmi les salariés, les titulaires d’un CDD ou en intérim sont plus nombreux à être prêts à financer l’intégralité de leur formation (29 % pour les CDD et l’intérim de plus de 3 mois, contre 16 % pour les CDI).
Des données intéressantes au moment où la loi de finances pour 2023 a prévu l'instauration d'un reste à charge. Une mise en place qui doit encore être précisée par un décret dont on attend la publication.
| Deux enquêtes sur le CPF Ces résultats sont issus de l’enquête réalisée par l’Ifop pour France compétences et la Dares qui s’est déroulée de juillet à la mi-août 2022. Elle concerne les personnes ayant mobilisé leur CPF pour une formation terminée en novembre 2021. L’enquête cible les personnes 9 mois après leur sortie de formation, y compris celles qui l’ont interrompue avant la fin. 5 690 personnes ont répondu à cette enquête sur un échantillon initial de 25 000 personnes. Une seconde enquête vient de se terminer. Elle "met en lumière les déterminants du choix de la formation, elle regarde l'accompagnement reçu par les bénéficiaires et enfin, elle s'intéresse à la fréquence des pratiques abusives et illicites". Les résultats sont à venir. |
Sophie PICOT-RAPHANEL
©Guide Formation Professionnelle Continue – Lefebvre Dalloz