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Publié le - Mise à jour le
Directrice Administrative et Financière au sein de grands groupes industriels avant de rejoindre en 2006 Logitrade, le pure player apporteur de solutions de sourcing, d'approvisionnement et d'administratif destinées aux acheteurs, logisticiens et comptables. 5 ans plus tard elle prend la direction de l'entreprise.
Agnès Damette nous livre son témoignage de DAF devenue CEO.
Agnès Damette commence par une formation plutôt classique, sciences Po Paris section Economie et Finance, qu'elle complète avec un Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion. Elle début comme chargée de mission à l'époque de la construction de l’Euro-tunnel. Une expérience de "couteau suisse" qui l'a marquée : « C'était très intéressant avec des acteurs reconnus puisqu'il y avait au sein du conseil d'administration et parmi les actionnaires, les principales banques de la place dont la Banque des dépôts et consignations et le Crédit Lyonnais ». Sa forte appétence pour les aspects techniques l'a conduite à intégrer le service trésorerie, d'abord de la papeterie Chapelle Darblay puis du groupe COGEMA. A l'époque la trésorerie se rapprochait de celle d'une banque avec environ 4 milliards de francs d'actifs. « Ça me convenait bien, c'était très technique, j'ai beaucoup appris. » Elle rejoint ensuite des métiers plus classiques de direction financière avec notamment un poste de contrôleur financier au sein du groupe Valéo.
C'est en 2006 qu'elle intègre Logitrade en tant que manager associé, puis DAF pour devenir CEO en 2011.
Poste qu'elle occupe encore actuellement.
Parmi toutes les qualités que l'on peut attendre de la part d'un DAF, l'honnêteté semble comme une évidence, arriver en première place. Pourtant au cours des témoignages que nous avons recueillis jusqu'à présent, rares sont les DAF qui mentionnent cette condition sine qua none. Ce n'est pas le cas d'Agnès Damette, pour elle la probité est un impératif de la profession : « Je pense qu'il faut avoir une éthique irréprochable. On parle beaucoup de cybersécurité mais derrière la technique il y a de l'humain (...) Professionnellement, la pire situation pour un DAF, et je l'ai vécu, c'est quand vous êtes victime d'un fraude. Un DAF doit rester un peu paranoïaque et toujours se dire : et si, et si, et si ... Il y a des choses qu'il faut toujours garder en tête et ça je l'ai appris au cours de ma carrière, il y a des postes pour lesquels on doit être très vigilant. »
La curiosité, toujours selon la CEO de Logitrade, est la seconde qualité essentielle pour être un ou une bonne DAF. Cela permet d'éviter un écueil bien connu, celui du retranchement derrière la technique : « Si l'on ne va pas au devant des opérationnels, on ne couvre qu'une petite partie du job. Une partie indispensable, certes, celle qui est régalienne, mais qui n'est pas l'essentiel. »
« On a tous connu l'arrivée des ERP et la facilités avec laquelle on est capable d'accélérer la production comptable et sa fiabilité. La dernière évolution qui a modifié la posture du DAF dans son environnement c'est les outils de BI (Business Intelligence) parce qu'on est plus proche du terrain, plus précis et plus rapide. Les ERP c'est bien mais vous êtes toujours soumis au rythme de production des états. La BI c'est de l'instantanée. »