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Publié le - Mise à jour le
Les neurosciences sont formelles : les émotions sont capitales dans notre prise de décision ou nos échanges avec les autres. Pourtant, leur pouvoir est souvent sous-estimé. Quels sont les intérêts de développer notre intelligence émotionnelle ? Qu’est-ce qu’une émotion et comment la décrypter ? Comment mobiliser les émotions pour améliorer la qualité de nos relations interpersonnelles ? Réponses avec cette infographie dédiée à l’intelligence émotionnelle, réalisée par Lefebvre Dalloz Compétences.
L'intelligence émotionnelle est un terme popularisé dans les années 1990 par les psychologues Salovey et Mayer[1]. Le psychologue Daniel Goleman, plus connu du grand public, a également participé à la croissance de ce terme. Elle s'avère être un atout indéniable pour renforcer nos relations interpersonnelles.
L'intelligence émotionnelle se développe à travers divers moyens : la formation, les expériences de travail, et diverses situations de vie. C'est une compétence qui améliore la qualité des relations au travail, apporte de la fluidité à la communication et facilite la maîtrise de ses émotions. Elle agit favorablement sur la santé mentale et physique. Et influence notre capacité à gérer le stress, en jouant un rôle crucial dans notre bien-être global.
Nos ancêtres ont survécu grâce à leur capacité à ressentir des émotions. Ce sont des signaux déclenchant une réaction réflexe, nous alertant des dangers. Les émotions, dont l’intensité varie, peuvent se manifester par des réactions physiologiques. Et influencer nos pensées et fonctions cognitives. Elles sont des messagers à accueillir, porteurs d'informations précieuses.
Les émotions se regroupent en grandes familles telles que la peur, la tristesse, la joie et la colère[2]. Chaque émotion résulte d'un besoin spécifique : par exemple, la colère peut naître d'un sentiment d'injustice. Pour apaiser cette émotion, nous avons besoin de la reconnaissance de nos compétences, de nos efforts ou de nous-mêmes.
Cette reconnaissance peut être trouvée dans des activités extra-professionnelles (groupe d’amis, activité sportive ou engagement associatif). Mais également auprès de nos collègues de travail qui, par un effet “miroir”, nous la retransmettrons en retour.
Se questionner sur notre propre expérience émotionnelle, sur les causes de nos sentiments, et sur nos réactions face à ceux-ci permet de diminuer l'intensité des émotions négatives. Et d'augmenter l'impact des positives. Cela conduit à des relations interpersonnelles plus saines et productives. Ce questionnement personnel repose sur notre hygiène de vie (sommeil, alimentation, corps, environnement). Il implique également les charges - ou les événements - qui nous épuisent et les activités qui nous ressourcent.
Reconnaître les émotions, tant chez soi que chez les autres, est une compétence précieuse. Elle nous aide à mieux comprendre les motivations et les comportements, et par conséquent, à renforcer nos connexions humaines.
En régulant nos propres émotions, nous apprenons à décoder celles des autres. Cela permet de créer des liens plus forts et contribue à un environnement de travail bienveillant. La maîtrise de l'intelligence émotionnelle transforme positivement les interactions personnelles. Mais elle n'est pas seulement une compétence personnelle, c'est aussi un levier de croissance pour les organisations.