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Publié le - Mise à jour le
Il n’est pas toujours évident de voir l'intérêt du développement personnel au sein de l'entreprise. Pourtant, améliorer ses compétences interpersonnelles a de réels impacts positifs sur le groupe tout entier. Encore faut-il cadrer correctement les actions de formation en soft skills afin qu'elles répondent vraiment aux besoins réels des collaborateurs et de l'entreprise.
Développement personnel et business ne semblent pas aller de pair dans l’esprit de bon nombre de directeurs, managers et collaborateurs. La faute à certaines idées reçues qui ont encore la vie dure.
Lorsqu’on parle de développement personnel au travail, certains imaginent uniquement des séances de méditation ou des ateliers “feel good” pour retrouver de la motivation. Beaucoup assimilent ainsi le développement personnel à une approche uniquement tournée vers le bien-être, complètement déconnectée des réalités opérationnelles.
Le problème, c’est que cette vision plutôt réductrice occulte une réalité : le développement personnel ne se limite absolument pas au bien-être. Il englobe aussi des compétences clés dans le monde du travail comme la gestion du stress face à un client difficile, la capacité à prioriser sous pression, ou encore l’art de communiquer avec assertivité. Des soft skills qui font souvent la différence.
Au travail, tout (ou presque) doit être mesurable, chiffré. Or, contrairement à une formation technique (pour utiliser un nouveau logiciel ou obtenir une certification), les effets du développement personnel ne sont pas toujours faciles à mesurer et sont rarement immédiats.
Pourtant, un manager qui apprend à déléguer peut éviter l’épuisement et les erreurs coûteuses. Un collaborateur formé à l'intelligence émotionnelle pourra faire plus sereinement face aux difficultés professionnelles et entretiendra des relations plus apaisées avec les autres. Ces compétences sont peut-être moins tangibles, mais elles ont un impact direct sur la qualité du travail, la rétention des talents et la performance.
Le développement personnel est parfois associé à une forme de “chacun pour soi”. Et en entreprise, où le collectif prime généralement sur l’individu, l’idée de “travailler sur soi” peut sembler égoïste. Or, investir dans son développement personnel a une réelle influence sur ceux qui nous entourent.
Les compétences individuelles développées se répercutent forcément sur le groupe. Un collaborateur qui sait communiquer, gérer son temps, prioriser, gérer les conflits, coopérer ou encore lâcher prise, sera un moteur pour le groupe.
Dans le travail, le développement personnel a des effets bien concrets. Par exemple, un commercial capable de gérer ses émotions lors d'une négociation difficile ne perdra pas son cap et pourra obtenir les meilleures conditions possibles lors de la signature d’un contrat. Un manager qui a quant à lui développé une écoute active pourra développer un vrai lien de confiance avec ses équipes. Une équipe qui aura développé sa créativité trouvera des idées et des solutions innovantes qui bénéficieront à l’entreprise.
Et contrairement aux idées reçues, les effets du développement personnel en entreprise peuvent se quantifier. Voici quelques exemples :
Les compétences techniques sont essentielles au sein de l’entreprise. Mais elles ne sont pas suffisantes. Faire preuve de résilience, être capable de s’adapter au changement, rebondir après un échec, communiquer efficacement, gérer ses priorités, développer sa créativité… toutes ces compétences soft skills sont également des compétences opérationnelles très recherchées.
Pour que le développement personnel ne soit pas qu’un simple gadget, il doit s’ancrer concrètement dans la réalité professionnelle. Il est en effet inutile de multiplier les ateliers si, au final, ces derniers n’ont aucun impact sur le terrain. Pour que les formations soft skills soient réellement un levier de performance, elles doivent donc partir des réalités du travail.
Une formation sur la gestion du stress n’aura de sens que si elle répond à des situations précises selon le poste et le quotidien du professionnel. C’est en collant au plus près des défis du quotidien que le développement personnel permet de gagner en performance. Une même thématique ne peut ainsi pas être abordée de la même façon pour tous les travailleurs. Par exemple, la gestion des émotions pourra être travaillée sous le prisme de l'amélioration de la relation client pour un professionnel de la vente (garder son sang-froid face à un client difficile). Cette même compétence sera plutôt orientée gestion du stress ou des conflits pour un manager.
Pour que le développement personnel au travail soit également gage de performance, il doit aussi faire le lien entre l’individuel et le collectif. Une compétence comme l’écoute active, par exemple, ne sert pas seulement à améliorer les relations entre collègues. Elle permet aussi de désamorcer les malentendus qui font perdre un temps précieux, d’éviter les erreurs liées à une mauvaise transmission d’informations, ou de créer un climat où les idées circulent mieux. De même, un collaborateur qui apprend à mieux s’organiser ne le fait pas uniquement pour son confort au quotidien. Il permet aussi de libérer du temps pour son équipe, réduit ses retards et contribue à améliorer la dynamique du groupe.
Le vrai défi du développement personnel en entreprise est donc de s’ancrer concrètement dans la réalité professionnelle et de pouvoir être mesuré pour gagner en crédibilité. Et lorsque les actions de formation vont en ce sens, elles deviennent de vrais atouts pour la performance.
Il n’est pas toujours évident de voir l'intérêt du développement personnel au sein de l'entreprise. Pourtant, améliorer ses compétences interpersonnelles a de réels impacts positifs sur le groupe tout entier. Encore faut-il cadrer correctement les actions de formation en soft skills afin qu'elles répondent vraiment aux besoins réels des collaborateurs et de l'entreprise.